La blessure de rejet vue par la Gestalt Thérapie
- Claire BRIARD
- il y a 2 jours
- 6 min de lecture
Psycho-Praticienne et passionnée par la Gestalt Thérapie depuis plusieurs années, j’aborde chaque accompagnement avec une approche humaniste, empreinte d’écoute, de justesse et de profondeur.
Mon objectif ? Vous aider à transformer vos prises de conscience en actes concrets, et à oser vivre des relations plus vraies, tout en honorant vos émotions et vos besoins profonds.
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Et si la peur d’être rejetée guidait vos choix sans que vous ne le sachiez ?
Il y a des douleurs silencieuses qui sculptent une vie entière :
La blessure de rejet en fait partie.
Elle ne crie pas toujours…
Elle se cache, derrière un sourire trop poli, une exigence démesurée, un retrait discret, un amour donné à moitié pour ne pas risquer de tout perdre.
En Gestalt Thérapie, nous ne cherchons pas à étiqueter la blessure.
Nous l’approchons plutôt comme une manière d’être au monde.
La blessure de rejet n’est pas un défaut à corriger mais une adaptation créée dans l’enfance et devenue trop étroite pour la personne que vous êtes aujourd’hui.
Dans cet article nous allons en explorer toutes ses subtilités.
Sommaire :
Qu’est ce que la blessure de rejet ?
En quoi une blessure de rejet non travaillée nous handicape ?
Comment apaiser le rapport au rejet grâce à la Gestalt Thérapie ?
Conclusion : Vous choisir vous-même pour ne plus vous sentir rejetée.
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1 - Qu’est ce que la blessure de rejet ?
La blessure de rejet naît généralement très tôt dans l’enfance.
Elle apparaît lorsqu’un enfant vit, de manière répétée ou intense, l’expérience de ne pas être accueilli tel qu’il est.
Il ne s’agit pas forcément d’un rejet physique… Il est plus subtil que cela.
Les raisons possibles de cette blessure :
Un parent émotionnellement absent,
Des critiques constantes,
Un amour conditionnel,
Une préférence marquée pour un frère ou une soeur,
Des humiliations répétées.
L’enfant n’a pas la capacité de se dire : “Mes parents ont leurs propres limites”.
Il se dit : “Il y a quelque chose de mauvais chez moi.”
Ces stratégies ont été construites intelligemment par l'inconscient dans le but de se protéger.
Elles ont permis de survivre psychiquement.
Mais ce qui protège à 5 ans peut vous étouffer à 40.
La blessure de rejet touche profondément à l’identité.
Elle ne dit pas : “J’ai été rejetée”.
Elle crie : “Je suis rejetable.”
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2 - En quoi une blessure de rejet non travaillée nous handicape ?
Une blessure de rejet agit comme un filtre déformant, elle colore notre perception.
Dans les relations :
Peur intense d’être rejetée,
Hypersensibilité aux critiques,
Besoin de validation constant,
Difficulté à poser ses limites,
Retrait dès qu’un conflit apparaît.
J’observe en accompagnement que certaines personnes oscillent entre deux comportements sous jacents à cette blessure :
soit elles se sur-adaptent pour être aimées,
soit elles quittent avant d’être quittées.
La relation devient alors un champ miné.
Dans l’estime de soi :
Sentiment de ne jamais être “assez”,
Comparaison permanente,
Syndrôme de l’imposteur,
Auto-sabotage.
La réussite ne nourrit pas longtemps. Une petite remarque suffit à réveiller la vieille blessure.
Dans le corps :
La blessure de rejet n’est pas juste présente dans le mental, elle s’inscrit dans le corps :
Gorge serrée,
Respiration courte,
Sensation d’effacement.
Le corps raconte souvent ce que la bouche tait et ce que le conscient ignore encore.
Dans les choix de vie :
On aura tendance à choisir :
Des partenaires indisponibles,
Des environnements exigeants,
Des contextes où l’on devra encore et toujours prouver sa valeur.
La blessure cherche de manière paradoxale à se rejouer.
Ce n’est pas par masochisme, comme on pourrait le croire, mais plus dans l’espoir inconscient de guérir cette blessure.
Et pourtant, à chaque répétition de schémas douloureux, la sensation d'être confirmée dans cette blessure tombe : “Tu vois, tu n’es encore pas choisie.”
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3 - Comment apaiser cette blessure grâce à la Gestalt Thérapie ?
“Ce qui est nié cherche à être reconnu.”
Jacques Salomé - psychosociologue et écrivain français
Reconnu pour son travail sur la communication relationnelle et la pédagogie des émotions, son approche est humaniste et, comme la Gestalt, orientée vers la reconnaissance des parts blessées plutôt que leur négation.
Cette citation nous rappelle une vérité essentielle :
Ce que nous tentons d’ignorer en nous ne disparaît pas : Une émotion refoulée, une douleur minimisée, une peur camouflée continue d’agir en silence.
La blessure de rejet fonctionne ainsi : Tant qu’elle est niée, elle pilote toutes nos réactions.
Lorsqu’elle est reconnue, elle commence enfin à se transformer.
C’est pourquoi la Gestalt ne cherche pas à réparer la blessure, elle invite à rencontrer l’expérience, dans l’ici et maintenant.
Ramener le rejet dans le présent :
Souvent, le rejet d’aujourd’hui réactive une scène ancienne non digérée.
C’est pourquoi en séance, nous allons explorer :
Que ressentez-vous ici et maintenant quand vous me racontez ce rejet ?
Où cela se manifeste-il dans le corps ?
Quelle image apparait ?
Nous quittons ainsi le récit pour entrer dans l'expérience.
Nous nous détournons du mental pour voir ce qui se joue dans le corps.
Par cette approche, nous redonnons de la présence là où il y avait de l’automatisme.
Restaurer la conscience corporelle :
La blessure de rejet pousse chaque personne qui la vit à se dissocier, à se couper de soi pour rester acceptable.
Par le travail corporel, la respiration, l’attention aux sensations, vous apprenez à revenir dans le corps.
Et dans ce corps, une réalité simple se révèle : VOUS EXISTEZ !
ET VOTRE EXISTENCE NE NÉCESSITE AUCUNE JUSTIFICATION !
Identifier les introjections :
En Gestalt, une introjection est une idée, une règle ou un jugement que nous avons intégrés comme vrai, très tôt, sans les avoir questionnés.
Ce sont des croyances qui ne sont pas toujours les nôtres à l’origine.
Par exemple :
“Je suis trop sensible.”
“Je dérange.”
“Je dois être parfaite pour être aimée.”
Elles viennent souvent de l’éducation, de l’environnement ou d'expériences marquantes.
Le problème, ce n’est pas de les avoir intégrées.
Le problème c’est de continuer à vivre selon ces croyances, sans vérifier si elles nous correspondent encore.
En Gestalt, le travail consiste à “digérer” ces introjections :
C'est-à-dire, les examiner, les ressentir, puis choisir consciemment de les garder ou de les transformer en quelque chose de plus juste pour vous aujourd’hui.
Ce tri est très libérateur !
Expérimenter une nouvelle relation :
La thérapie est une rencontre, une relation vivante.
En Gestalt nous disons : “Votre thérapeute reprend là où les parents se sont arrêtés.”
Pas pour incriminer les parents, ils ont, comme tout le monde, fait ce qu'ils pouvaient avec les outils qu’ils avaient… Et beaucoup de parents ont manqué d’outils.
Plutôt pour corriger ce qui a besoin d’être corrigé pour vivre sereinement la vie que chacune de vous mérite !
Pour une femme blessée par le rejet, vivre une relation thérapeutique permet :
De se sentir accueillie sans condition,
D’être légitimée dans ses émotions,
D’être entendue dans ses besoins profonds,
D’apprendre à être respectées avec ses limites.
La relation thérapeutique est une expérience profondément réparatrice.
Cela n’a rien de magique, c’est organique, vivant.
La blessure se transforme par l’expérience d’un contact sécurisé et sécurisant.
Réhabiliter la colère et le désir :
La blessure de rejet cherche souvent à anesthésier la colère et le désir.
Or, la colère protège les frontières.
Et le désir affirme l’existence elle-même.
En séance, nous redonnons de la place à ces énergies pour prendre sa place et s'autoriser à exister dans son entièreté.
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Conclusion : Vous choisir vous-même pour ne plus vous sentir rejetée.
La blessure de rejet n’est pas une condamnation.
C’est une blessure ancienne qui se rejoue dans le présent jusqu’à être vue et entendue autrement, dans le but d’être guérie.
Vous n’êtes pas “trop”.
Vous n’êtes pas, non plus, “pas assez”.
Vous êtes une femme qui a appris à survivre grâce à des mécanismes qui aujourd’hui vous font défaut.
Et aujourd’hui, peut-être que survivre ne suffit plus ?
Peut-être que si vous êtes arrivée jusqu’à ces lignes, c’est que votre désir d’exister et de vivre vous appelle !
Alors si vous vous reconnaissez dans ces lignes, si vos relations vous épuisent, si votre estime de vous vacille malgré tous vos efforts… Il n’est pas nécessaire de continuer seule.
La Gestalt Thérapie vous offre cet espace sécurisé pour déposer les masques, ressentir, oser, comprendre et transformer.
Je vous accueille en séance individuelle, dans un cadre sécurisant, bienveillant et respectueux, pour explorer cette blessure et retrouver le goût de relations plus douces avec vous-même et avec les autres.
Prendre Rendez-vous est déjà un acte de non-rejet envers vous-même.
Et souvent, tout commence d’une décision.
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