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L’hiver en Gestalt Thérapie ou l’art d’habiter le silence sans paniquer !

  • Photo du rédacteur: Claire BRIARD
    Claire BRIARD
  • 6 janv.
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours



 Psycho-Praticienne et passionnée par la Gestalt Thérapie depuis plusieurs années, j’aborde chaque accompagnement avec une approche humaniste, empreinte d’écoute, de justesse et de profondeur.


 Mon objectif ? Vous aider à transformer vos prises de conscience en actes concrets, et à oser vivre des relations plus vraies, tout en honorant vos émotions et vos besoins profonds.


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Et si cet hiver, au lieu de fuir le silence, vous appreniez à l’apprivoiser ?

“Le silence n’est pas l’absence de quelque chose, mais la présence de tout” Gordon Hempton - bio-acousticien.

En Gestalt Thérapie, l’hiver symbolise ce moment de retrait, où l’énergie se tourne vers l’intérieur, offrant un espace rare pour écouter, ressentir et se régénérer.

Dans cet article, nous explorerons les thèmes suivants : 

  1. Pourquoi le silence fait peur ?

  2. Qu’est-ce qui se cache derrière la panique du silence ?

  3. Comment la Gestalt nous apprend à transformer ce silence en présence ?

  4. En cadeau : Une routine Gestalt pour embrasser l’hiver en silence !


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1 - Pourquoi le silence fait peur ?

Ce grand vide sonore qu’on idéalise dans les citations Zen… Mais qui, en réalité, met souvent nos nerfs à rude épreuve.

On rêve tous de « faire le calme en soi », puis dès qu’il s’installe, c’est la panique à bord.

Pourquoi ? Parce qu'il fait remonter, comme un amplificateur, tout ce qu’on met sous le tapis au quotidien !

Et c’est à cet instant que la peur du silence commence…

Voici donc les raisons de son inconfort :

-          Le silence agit comme un miroir de nos pensées, nos émotions et nos zones d’ombres souvent refoulées.

-           Il met en lumière le vide : et soyons honnête, notre mental n’aime pas le vide. On préfère scroller, parler, consommer, combler ce vide. Pourtant, ce silence n’est pas vide, il est plein… Plein de ce qu’on peine à écouter.

-         Il fait tomber les masques : quand plus rien ne meuble l’espace, c’est notre « personnage social » qui s’efface pour laisser place au vrai « moi ».

-          Il bouscule notre besoin de contrôle : dans le silence, il n’y a plus de scénario à gérer. Juste l’imprévisible présent. Et pour notre mental en surchauffe, c’est un peu comme couper la connexion sans prévenir.

-          Il défie les codes sociaux : dans beaucoup de contexte, le silence est vu comme un malaise qu’on a appris à combler mais pas à goûter !

Et pourtant, deux minutes de silence ont un effet plus relaxant que vous ne pouvez l’imaginer !

Alors non, le silence n’est pas un trou noir existentiel mais plutôt un espace d’écoute.

En Gestalt Thérapie, on observe que ce n’est pas le silence en lui-même qui dérange, mais bien ce qu’il réveille en nous.


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2 - Qu’est-ce qui se cache derrière la panique du silence ?

Nous avons compris pourquoi le silence nous fait si peur…

Maintenant, nous allons voir ce qui concrètement, nous empêche de l’apprivoiser et d’en faire un allié :

-          La surcharge mentale : Le mental adore faire du bruit. Même quand tout est calme autour, il continue de prendre toute la place avec des to-do listes, des souvenirs, des « et si … ». Le silence met alors ce vacarme intérieur en lumière pour que l’on réalise à quel point nous ne sommes que trop rarement au repos.

-          L’angoisse de l’ennui : beaucoup confondent silence et ennui mortel. Pourtant cet ennui vous ouvre la porte à plus de créativité. Quand on arrête de se distraire, nous nous offrons un espace disponible pour inventer, ressentir et imaginer. Un peu comme une page blanche avant d’écrire un nouveau chapitre !

-          La pression sociale qui veut remplir à tout prix : Un silence en réunion = malaise, un silence en couple et c’est l’heure de la supposition mal placée… Bref, on nous a appris que le silence était un problème dans la communication. En réalité, ce silence n’est qu’une respiration nécessaire pour fluidifier ses idées pendant  un échange.

-          La difficulté à rester dans l’ici et maintenant : La Gestalt Thérapie nous rappelle que l’anxiété naît souvent de la fuite du moment présent (vers le passé ou le futur). Alors que le silence nous ramène au présent.

Ce n’est finalement pas le silence le problème, mais nos stratégies d’évitement qui créent la panique.

Mettre de la conscience sur ces mécanismes de fuite nous permet peu à peu de choisir une autre posture à adopter : Ne plus vivre le silence comme un supplice, mais plutôt comme un espace vivant de création, de respiration et de connexion.


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3 - Comment la Gestalt nous apprend à transformer ce silence en présence ?

En Gestalt, le silence n’est pas une absence de mots, c’est un moment de contact.

Le contact avec soi, avec ce qui est en train d’émerger dans le champ de la séance et de la vie quotidienne.

C’est dans ce « rien » vivant que les émotions, les prises de conscience et les transformations les plus justes peuvent se produire.

“Le silence est une condition essentielle pour que la personne se rencontre elle-même.” Fritz Perls - Fondateur de la Gestalt Thérapie

La Gestalt Thérapie nous invite à réhabiliter le silence comme un espace d’intelligence sensible. Dans le silence, le corps parle, la respiration se déploie et les ressentis s’affinent.

C’est à ce moment précis que la présence à soi se révèle. Pas celle du mental mais celle du cœur.

Et cette présence est un terrain fertile qui, quand on apprend à s’y tenir, permet que quelque chose s’apaise et s’enracine.

On ne fuit plus la vie, on l’incarne enfin, sans bruits parasites.

Quelques idées reçues à déconstruire grâce à la Gestalt :

-          « Un thérapeute qui se tait, c’est qu’il est en train de m’abandonner » : Pas du tout, il vous accompagne différemment, par sa présence et son attention. Le silence est une écoute amplifiée de ce qui se passe en vous.

-          « Si je ne parle pas, je bloque la séance » : Non. Vous l’alimentez juste autrement. C’est au tour de votre communication non-verbale d’être en contact, ce n’est pas une absence de participation.

Le silence n’est pas un désert mais bien la vie à l’état pur !


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4 - En cadeau : La routine Gestalt pour embrasser l’hiver en silence !

Maintenant que nous avons compris que le silence n’est pas votre ennemi mais bel et bien votre allié, voyons comment l’apprivoiser peu à peu chaque jour.

Cette routine inspirée de la Gestalt Thérapie, à pratiquer sans modération, vous donnera plus de clarté mentale pour braver le froid de l’hiver.

15 à 30 minutes quotidiennes de silence vivant :

1-  Choisissez votre moment calme : le matin avant de se jeter sur le téléphone ou le soir avant de sombrer devant un film. Ce n’est pas tant la durée qui compte que la RE-GU-LA-RI-TE !

2-  Créez votre « espace de silence » : dans un endroit calme et confortable de la maison, mettez votre téléphone en mode avion pour être présent(e) à vous-même.

3-  Respirez : pas besoin de méthode compliquée, juste inspirez et expirez lentement pour sentir.

4-  Observez sans juger : Vous entendez votre cœur battre ? Des pensées défilent ? Un souvenir apparaît ? Ne luttez pas. Regardez, ressentez et laissez passer. Il n’y a pas d’attente de résultat dans l’instant !

5-  Restez là, simplement : 2, 5, 10 ou 20 minutes. Et si le mental s’emballe, dites lui intérieurement « je t’entends, mais là, c’est mon moment ». Vous verrez que même le mental peut se taire si vous apprenez à le dompter.

6-  Revenez doucement : Quand vous sentez que c’est le moment, bougez un peu, revenez dans le corps et notez un mot, une phrase de cette expérience (dans un petit carnet de suivi dédié à cette activité). Cela vous aidera à intégrer ce qui a été vécu.

Et n’oubliez pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron.

L’exercice devient chaque jour plus facile et révélateur de votre beauté intérieure quand vous osez la laisser s’exprimer !



Et si le silence était votre meilleur allié cet hiver…

L’apprivoiser, c’est comme muscler sa capacité à se sentir vivant !

En cette saison hivernale, alors que tout semble endormi, la vie prépare son prochain élan.

C’est pourquoi apprendre à habiter le silence sans paniquer vous permet d’entrer dans ce cycle naturel de transformation !

En Gestalt Thérapie, vous l’aurez compris, cet espace est précieux.

Alors faites du silence votre meilleur allié, un peu comme un bon chocolat chaud au coin du feu et sentez au creux de ce calme, la vibration du vivant.

Cette vibration qui vous dit tout bas « Tu n’es plus seul(e), je suis là ».



Par Claire BRIARD, Psycho-praticienne en Gestalt Thérapie Humaniste vérifiée par Medoucine.




 
 
 

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