Savoir quitter ce qui ne nous convient plus : Le courage de choisir sa vie
- Claire BRIARD
- il y a 4 heures
- 7 min de lecture
Psycho-Praticienne et passionnée par la Gestalt Thérapie depuis plusieurs années, j’aborde chaque accompagnement avec une approche humaniste, empreinte d’écoute, de justesse et de profondeur.
Mon objectif ? Aider les femmes à transformer leurs prises de conscience en actes concrets et à oser vivre des relations plus vraies, tout en honorant leurs émotions et besoins profonds.
—----------------------------------------------------------------------------------
Et si écouter vos limites était une preuve de courage ?
Nous admirons souvent celles qui persévèrent, qui tiennent bon et qui ne renoncent jamais.
Pourtant il existe une autre forme de courage qui suscite l’admiration :
Celle de reconnaître qu’une situation, une relation ou un projet ne nous fait plus grandir et qu’il est temps de clore un chapitre de notre vie pour en écrire un nouveau, plus juste et plus aligné à son soi véritable.
Savoir abandonner ce qui ne nous convient plus n’est pas un renoncement…
C’est une libération dictée par un refus catégorique de :
Continuer à sacrifier son énergie, son équilibre et sa joie de vivre pour rester fidèle à une version de soi qui n’existe même plus.
Et si apprendre à partir, au bon moment, était finalement l’une des plus belles preuves d’amour que vous avez le pouvoir de vous offrir ?
Sommaire :
Le prix coûteux de ce que l’on refuse de quitter
Pourquoi est-il si difficile d’abandonner ?
La Gestalt : Oser prendre une décision qui nous ressemble
Le moment où quelque chose bascule à l’intérieur de soi pour préparer le mouvement
Ce moment où l’on agit enfin !
Ce que l’on découvre de soi lorsque l’on ose enfin partir
Conclusion : Et maintenant, quel choix est juste pour vous ?
—----------------------------------------------------------------------------------
1 - Le prix coûteux de ce que l’on refuse de quitter
Nous imaginons facilement les risques liés au changement.
Alors que nous oublions souvent de mesurer le coût de l’immobilité…
Rester dans une situation qui ne nous convient plus est un processus qui s’installe doucement, sans même que l’on s’en rende compte…
les journées deviennent plus grises,
le réveil demande davantage d‘efforts,
les projets perdent de leur attrait,
la motivation disparaît,
le sens fout le camp,
la joie est peu à peu remplacée par des émotions plus lourdes.
Petit à petit une part de nous s’éteint… Sans que nous nous en rendions compte, allant même jusqu’à penser que ce nouvel état est un état “normal”.
Certaines femmes restent des années dans une relation où elles ne se sentent plus vues.
D’autres continuent des métiers qui ne nourrissent plus aucun élan…
D’autres encore, poursuivent un projet uniquement parce qu'elles y ont consacré beaucoup de temps, d’énergie ou d’argent.
Et à force de s’adapter, elles oublient progressivement leurs besoins.
Le corps, lui, continue d’envoyer les messages :
Fatigue chronique,
Irritabilité,
Troubles du sommeil,
Baisse de motivation,
Sentiment d’être spectatrice de sa propre vie.
En Gestalt, nous accordons beaucoup d’importance à ces signaux car ils racontent souvent qu’une partie de nous réclame du changement.
Et le plus grand risque dans cette situation n’est pas de faire le mauvais choix…
Mais de ne pas faire de choix du tout !
Le choix du “non choix” est un mécanisme inconscient qui nous amène à passer à côté de sa propre vie…
Bien sûr le changement fait peur, mais comme le dit si bien Eleanor Roosevelt - Femme politique américaine :
“Faites chaque jour une chose qui vous fait peur.”
Quitter une situation qui ne nous convient plus est rarement une décision confortable.
Car elle nous confronte à l’inconnu, le doute et parfois le regard des autres.
Pourtant les choix qui nous font le plus peur sont aussi ceux qui nous permettent de retrouver notre liberté, notre élan et le sentiment d’être pleinement actrice de notre vie.
Dans certains cas la peur nous protège, dans d’autres cas, elle nous indique que nous sommes sur le point de franchir une étape importante de notre évolution.
—----------------------------------------------------------------------------------
2 - Pourquoi est-il si difficile d’abandonner ?
Si nous savons qu’une situation nous rend malheureuse, pourquoi restons-nous ?
Parce que la décision ne concerne jamais uniquement le présent.
Elle vient toucher à notre histoire, nos croyances, notre construction familiale…
Abandonner peut réveiller des peurs ancrées profondément dans notre structure psychique :
la peur de l’échec,
la peur de décevoir,
la peur du regard des autres,
la peur d’avoir fait tout cela “pour rien”.
Beaucoup de femmes portent également des injonctions profondément ancrées :
“Une femme forte ne renonce pas”,
“Si je pars, je suis égoïste”,
“Je dois penser aux autres avant de penser à moi”.
Ces croyances rendent la décision extrêmement difficile à prendre.
A cela s’ajoute un phénomène psychologique bien connu :
Plus nous avons investi dans une situation, plus il est difficile d’y renoncer…
des années d’études,
des milliers d’euros,
une maison,
des souvenirs,
une réputation.
Nous allons avoir tendance à vouloir rentabiliser notre investissement plutôt qu’à nous demander si cette situation est encore bonne pour nous aujourd’hui…
Le cerveau préfère souvent continuer plutôt que reconnaître qu’il est temps de changer de direction.
Parce qu’en face de la décision de quitter, il y a l’inconnu…
Même une vie insatisfaisante reste prévisible et donc confortablement inconfortable…
Quitter cette réalité, c’est accepter de traverser une période d’inconnu et d’incertitude qui peut paraître vertigineuse.
On sait ce qu’on quitte mais on ne sait pas encore ce qu’on va rencontrer…
Mais rester uniquement par peur du vide revient souvent à choisir une stabilité qui vous éloigne de vous-même.
—----------------------------------------------------------------------------------
3 - La Gestalt : Oser prendre une décision qui nous ressemble
Contrairement aux idées reçues, la Gestalt thérapie ne vous poussera jamais à quitter votre conjoint, votre emploi ou votre projet.
Cette méthode ne conseille pas, elle accompagne simplement les questionnements et met en lumière vos obstacles internes.
Son objectif est de vous permettre de retrouver suffisamment de clarté pour que la décision vous appartienne pleinement.
En séance, nous explorons ce qui se passe ici et maintenant :
Que ressentez-vous lorsque vous évoquez cette situation ?
Que dit votre corps ?
Que retenez-vous ?
Qu'espérez vous encore ?
Qu’avez vous déjà abandonné de vous-même pour continuer ?
Ces questions ouvrent un espace nouveau et progressivement la confusion laisse place à une compréhension plus fine de soi.
Certaines personnes réalisent qu’elles veulent partir…
D’autres découvrent qu’elles veulent rester, mais autrement.
Dans les deux cas, la décision devient consciente et amène au changement.
La Gestalt aide également à distinguer deux mouvements très différents :
Le premier consiste à fuir une difficulté,
Le deuxième consiste à reconnaître qu’une expérience est arrivée à son terme.
Extérieurement, ces deux gestes se ressemblent, mais intérieurement, ils n’ont rien à voir :
L’un est guidé par la peur.
L’autre par le respect de soi !
La Gestalt aide aussi à accueillir les émotions qui accompagnent toute transition.
Quitter quelque chose peut provoquer de la tristesse, même si la décision prise est juste.
Cette ambivalence est profondément humaine…
Mais lorsqu’elle est accueillie plutôt que combattue, le choix devient souvent plus paisible.
Et c’est précisément cela qui permet de trouver le bon moment.
Pas le moment parfait, mais celui ou rester fera davantage souffrir que de partir.
—----------------------------------------------------------------------------------
4 - Le moment où quelque chose bascule à l’intérieur de soi pour préparer le mouvement.
Il n’y a pas toujours un événement spectaculaire.
Parfois tout continue “normalement” en apparence.
Une femme peut être dans une relation ou elle a longtemps essayé de s’adapter.
Elle comprend, elle pardonne, elle relativise, elle tient…
Jusqu’à ce qu'un jour, un détail infime ne passe plus : la goutte de trop…
une phrase,
un silence qui dure trop longtemps,
une sensation dans le corps qu’elle ne peut plus ignorer.
Rien de très visible de l’extérieur mais à l'intérieur quelque chose s'est fermé.
Et autre chose s’ouvre :
Une clarté presque dérangeante.
"Je ne peux plus continuer comme ça."
Ce moment là ne représente pas encore une décision mais un point de bascule.
Un point de non retour intérieur.
En Gestalt, on dit que la réalité cesse d’être négociable.
Ce n’est pas une réflexion mentale, c’est une évidence ressentie dans le corps.
—----------------------------------------------------------------------------------
5 - Le moment où l’on agit enfin
Après la bascule, il reste encore un espace.
Parfois court, parfois plus long…
Un espace entre le “je le sais” et le “je le fais”.
Une femme peut rester là un moment :
Elle observe,
Elle hésite,
Elle prépare,
Elle recule parfois.
Mais quelque chose en elle ne peut déjà plus revenir en arrière…
Alors vient l’acte :
une conversation,
une confession,
une décision posée calmement,
un départ simple et sans grand discours…
Un geste envers elle qui met fin à un maintien devenu trop coûteux.
Et ce n’est pas toujours un soulagement immédiat.
Quitter peut faire vivre de la tristesse, du vide, de la peur comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents.
Mais le plus important à retenir, c’est qu’il ouvre une espace qui permet de ressentir dans son corps : “Enfin je me retrouve”.
—---------------------------------------------------------------------
6 - Ce que l’on découvre de soi lorsque l’on ose enfin partir
Quitter crée presque toujours un vide immense.
Et ce vide effraie…
Pourtant c’est rarement un espace perdu.
C’est plutôt un espace disponible pour respirer, retrouver de l’énergie, faire de nouvelles rencontres…
Pour découvrir des envies que nous avions mises de côté depuis longtemps.
Beaucoup de femmes qui osent quitter une situation devenue trop étroite racontent ensuite la même chose :
Malgré la difficulté de faire ce choix, toutes sont unanimes : Elles se sentent enfin alignées !
Elles retrouvent progressivement :
une énergie qu’elles croyaient perdue,
davantage de confiance en elles et dans leurs choix,
le plaisir de se projeter à nouveau,
une meilleure écoute de leurs besoins,
une sensation de liberté intérieure.
Parce que paradoxalement, savoir quitter au bon moment développe aussi la confiance en soi.
Chaque décision alignée devient une preuve que nous sommes toutes capables de prendre soin de nous.
Et cette confiance rayonne ensuite dans tous les domaines de notre vie.
Elle influence notre manière :
d’aimer,
de travailler,
de poser nos limites,
d’exprimer nos besoins,
de rêver…
Nous découvrons alors une vérité simple…
Nous ne perdons pas uniquement quelque chose lorsque nous partons, nous retrouvons aussi une partie de nous-même qui ne demandait qu’à être vue à nouveau !
—----------------------------------------------------------------------------------
7 - Conclusion : Et maintenant, quel choix est juste pour vous ?
Il y a des moments ou continuer demande de la force.
Et d’autres ou continuer demande surtout de s’oublier.
Entre les deux, il existe cet espace ou :
Quelque chose en nous sait déjà mais n’a pas encore agit.
Ce passage là n’est pas toujours clair car il est rempli d’hésitations, de silences intérieurs, de prises de conscience qui reviennent et repartent par vague.
Puis, quand le moment de bascule se fait, quand quitter devient une évidence, une certitude totale…
Un temps suspendu se présente entre le savoir et le faire… Entre la théorie et la pratique…
Un temps qui marque un changement profond et qui peut ouvrir la porte à un accompagnement pour vivre la transition de la manière la plus douce possible.
Avec la Gestalt Thérapie, je vous offre un espace pour écouter ce qui se joue à l'intérieur, clarifier ce qui s’impose doucement et soutenir le passage de la conscience à l'action.
Pas pour décider à votre place, mais pour vous permettre de reconnaître avec justesse le bon moment.
Commentaires