Les 7 péchés capitaux : La Gourmandise
- Claire BRIARD
- il y a 14 heures
- 4 min de lecture
Psycho-Praticienne et passionnée par la Gestalt Thérapie depuis plusieurs années, j’aborde chaque accompagnement avec une approche humaniste, empreinte d’écoute, de justesse et de profondeur.
Mon objectif ? Aider les femmes à transformer leurs prises de conscience en actes concrets et à oser vivre des relations plus vraies, tout en honorant leurs émotions et besoins profonds.
—----------------------------------------------------------------------------------
La Gourmandise : Le goût du “trop”
Depuis des siècles, les péchés capitaux traversent les époques comme des mises en garde contre les excès de la nature humaine.
Derrière leur dimension religieuse se cache une lecture profondément universelle :
Ils parlent de ces mécanismes inconscients que nous développons parfois pour nous protéger, combler un manque ou éviter une souffrance.
En Gestalt, il ne s’agit pas de condamner ces parts de nous, mais de travailler à les comprendre pour mieux les réguler.
Car derrière chaque excès il y a un besoin, une peur ou une blessure qui veulent juste être entendus.
Lorsqu’ils deviennent extrêmes, les péchés capitaux nous éloignent de nous-même.
Et lorsqu’on apprend à les écouter avec conscience, ils peuvent devenir de véritables portes d’entrée vers une transformation intérieure, un retour à des relations vraies avec les autres mais aussi ET surtout avec soi-même.
Dans cet article, nous allons découvrir : La Gourmandise…
Douce en apparence, presque innocente, elle s’invite dans nos vies sous couvert de plaisir… Mais le plus grand vide n’est pas toujours celui de l’estomac !
Et si, derrière ce besoin de toujours reprendre n’était pas la faim, mais un vide qui cherche à être nourri ?
Sommaire :
Comprendre la Gourmandise : Quand le plaisir devient un besoin
Quand la Gourmandise devient un péché : Le piège du remplissage
La voie de la Gestalt : Retrouver le goût de soi
Le cas d’Augustus Gloop : l’impossible satiété
Conclusion : Apprendre à se nourrir autrement
—----------------------------------------------------------------------------------
1 - Comprendre la Gourmandise : Quand le plaisir devient un besoin
La Gourmandise, à première vue, semble presque charmante.
Elle évoque le plaisir, la sensualité, le rapport au goût, à la vie même.
Elle est ce petit “encore un morceau” murmuré avec sourire.
Mais en réalité, elle dépasse largement la nourriture.
Être dans la Gourmandise, c’est entrer dans une logique de consommation sans satiété.
Ce n’est plus savourer mais rassasier… Ce n’est plus choisir mais céder.
La gourmandise peut concerner :
La nourriture,
Les émotions,
Les expériences,
Les relations,
Le besoin d’attention.
—----------------------------------------------------------------------------------
2 - Quand la Gourmandise devient un péché : Le piège du remplissage
Si la gourmandise est considérée comme un péché capital, ce n’est pas à cause du plaisir qu’elle procure… C’est à cause de ce qu’elle masque et de ce qu’elle crée.
Elle devient problématique lorsqu’elle nous éloigne de nous-même.
Derrière la gourmandise, on retrouve souvent :
Un manque non identifié,
Une émotion évitée,
Une frustration non exprimée,
Un besoin affectif non nourri.
Au lieu de ressentir, on se remplit.
Au lieu de s’écouter, on consomme.
Et peu à peu, quelque chose se dérègle...
La relation au corps se brouille.
Le plaisir devient mécanique.
La honte s’installe, discrète mais persistante.
C’est un cercle vicieux délicat, plus on se sent vide, plus on ingère… Plus on s’éloigne de ce qui pourrait réellement nous nourrir.
“La gourmandise commence quand on a plus faim”.
Alphonse Daudet - écrivain français
Cette phrase rappelle quelque chose d’essentiel : Le problème n’est pas de manger avec plaisir, mais de continuer lorsque le besoin est déjà satisfait.
—----------------------------------------------------------------------------------
3 - La voie de la Gestalt : Retrouver le goût de soi
La Gestalt ne vous invite pas à supprimer la Gourmandise.
Elle cherche juste à en comprendre les mécanismes.
Car derrière chaque excès, il y a une tentative d’ajustement.
Dans cette approche, on ne cherche pas : “Comment arrêter ?”
On se demande plutôt : “Qu’est ce que cela vient nourrir ?”
Le travail thérapeutique consiste à :
Ralentir : remettre de la conscience là ou il y avait de l’automatisme,
Ressentir : identifier les émotions présentes avant l’acte,
Différencier : distinguer la faim physique, la faim émotionnelle et le besoin relationnel,
Réintégrer : redonner une place juste aux sensations du corps.
Petit à petit, la personne apprend à :
Goûter vraiment au lieu d’avaler,
Choisir au lieu de subir,
Ressentir au lieu de fuir.
La Gourmandise se transforme alors !
Elle redevient ce qu’elle aurait toujours dû être :
Une porte vers le plaisir vivant, et non un pansement sur un manque bien réel mais invisible.
—----------------------------------------------------------------------------------
4 - Le cas d’Augustus Gloop : L’impossible satiété
Dans l’imaginaire collectif, peu de personnages incarnent aussi bien la gourmandise que Augustus Gloop dans l’histoire de Charlie et la chocolaterie.
Ce petit garçon est défini par une seule chose : son appétit sans limites.
Il mange sans écouter, sans s'arrêter, sans ressentir.
Et ce qui est frappant, ce n’est pas seulement son comportement… Mais le regard des adultes autour de lui.
Sa gourmandise est tolérée, presque encouragée, jusqu’au moment où elle devient incontrôlable.
Sa chute dans la rivière de chocolat n’est pas anodine.
Elle symbolise ce moment où le plaisir déborde et où l'excès nous engloutit.
Ce personnage nous renvoie à une image simple mais puissante :
Lorsqu’on ne met pas de conscience dans ce que l’on consomme, c’est nous qui finissons par être consommé.
—----------------------------------------------------------------------------------
Conclusion : Apprendre à se nourrir autrement
La Gourmandise est une tentative, parfois maladroite, de prendre soin de soi.
Lorsqu’elle devient envahissante, elle nous invite à une rencontre plus profonde :
Celle avec nos manques, nos désirs et nos besoins véritables.
Apprendre à s’écouter, à ralentir, à ressentir… C’est déjà commencer à se nourrir autrement.
Et si, au lieu de chercher à remplir ce qui manque, vous appreniez à entrer en relation avec ce vide ?
C’est souvent là que commence la transformation.
Et parfois, c’est aussi là que débute un accompagnement thérapeutique qui change tout.
Je peux vous accompagner à oser vivre des relations vraies à commencer par la relation à vous-même…
C’est avec la plus grande bienveillance et sans jugement que je vous accueille telle que vous êtes et vous aide à trouver le chemin qui sonnera le plus juste pour vous !
Commentaires